Babypedia Votre guide de bébé
retour
Grossesse

Examens de Prévoyances / Dépistage

Après la découverte de votre futur bébé à naître vient le moment des questions et de la surveillance du bon développement du foetus. Pour vous rassurer tout au long des 9 mois à venir, des examens de prévoyance/dépistage vous seront prescrits. Ils sont importants et rythmeront mois après mois cette incroyable aventure in-utero.

Le diagnostic prénatal avec les examens prénataux obligatoires

Pendant toute la durée de la grossesse, la future maman doit se soumettre à 7 examens médicaux obligatoires appelés examens prénataux. Le premier aura lieu avant la fin du 3ème mois de grossesse et sera suivi d'un diagnostic prénatal par mois jusqu'au terme et jour de l'accouchement. Ces examens sont réalisés par un médecin et en laboratoire pour ce qui concerne les prises de sang. Ces examens de prévoyance/dépistage sont un moyen de déceler d'éventuelles anomalies mais sont aussi des moments d'échanges qui permettront à l'équipe médicale de répondre à vos questions, de vous guider et d'apaiser vos craintes tout au long de l'extraordinaire aventure que vous allez vivre. L'importance de ces examens prénataux en terme de communication est inestimable. Lors du premier examen, le médecin vous posera notamment des questions sur vos antécédents médicaux et ceux du futur papa pour orienter le suivi de votre grossesse de manière plus personnalisée. Les examens sanguins détermineront également votre immunisation contre certaines maladies telles que la syphilis, la rubéole, la toxoplasmose, le Sida... D'autres vérifications comme le dosage de l'hormone de grossesse (HCG) qui atteste de l'état et de l'évolution de la grossesse, des contrôles du poids, de la tension artérielle, de l'état du col, du rythme cardiaque du bébé seront effectués à ce moment. Les analyses d'urines permettront tout au long de la grossesse de dépister un diabète gestationnel, la présence d'albumine qui signale un risque de toxémie avec risques d'hypertension artérielle et d'oedème ou d'infection urinaire qui devra être traitée rapidement. Chaque examen fera l'objet des mêmes contrôles jusqu'au dernier où le médecin examinera la taille de votre utérus, l'état de votre col, et vérifiera la position du bébé dans votre ventre pour décider éventuellement d'un accouchement par césarienne.

 

Le test facultatif du diabète gestationnel

Le premier entretien est important et permet d'informer le médecin de vos antécédents médicaux ou de risques liés à votre hérédité. Si vous êtes en surpoids, si vous avez des antécédents familiaux de diabète, si vous avez plus de 40 ans, si vous avez connu une précédente mort foetale, vous êtes un sujet présentant des risques de diabète gestationnel. Un dosage du taux de glycémie à 28 semaines de grossesse (6ème mois) permet de déceler ce risque qui vous ferait accoucher d'un bébé en surpoids avec tous les risques que cela comporte. Cette forme de diabète disparaît après l'accouchement mais peut avoir des conséquences autant pour la maman que pour le bébé. Si un diabète gestationnel est diagnostiqué, vous devrez suivre un régime, voire un traitement par insuline, pour retrouver une glycémie sanguine normale.

 

L'échographie obstétricale

C'est l'examen essentiel et indispensable pour surveiller le déroulement de la gestation, pour dépister les malformations, procéder aux mesures du bébé, pour vérifier la position du placenta et pour les parents qui le souhaitent de déterminer (quand c'est possible) le sexe de leur enfant. La première échographie est réalisée à 12 semaines d'aménorrhée. Pratiquée à l'aide d'une sonde à ultrasons posée sur le ventre maternel préalablement recouvert d'un gel conducteur, l'échographie permet de découvrir l'image du bébé sur écran vidéo. Il est important de préciser que cet examen ne permet pas de dépister toutes les anomalies. Cependant, il permet de repérer la présence de plusieurs foetus, de suspecter des risques d'anomalies chromosomiques qui seront vérifiées par amniocentèse, de rassurer d'une manière générale sur la «normalité» de l'enfant sous toutes réserves. Même si l'échographie du 1er trimestre peut révéler une clarté nucale (épaisseur de la nuque) plus large que la normale, signe d'une trisomie 21, il convient de préciser que toutes les anomalies morphologiques ne peuvent être systématiquement décelées. Les échographies suivantes  permettront de contrôler le développement du foetus en comparant les mesures (membres, tête, haut du crâne...) relevées avec une courbe type. La 2ème échographie prévue entre 20 et 22 semaines, dite "échographie de morphologie" offre une analyse détaillée de l'anatomie du foetus. La 3ème et dernière échographie se pratique entre 32 et 34 semaines. Elle permet de déceler des problèmes non identifiés jusqu'alors, des retards de croissance et de déterminer la position du bébé dans l'utérus. En cas de suspicion d'anomalie, une échographie de diagnostic, plus approfondie, sera prescrite par le médecin.

 

Le test de dépistage prénatal de la trisomie 21  et l'Amniocentèse

Avant de pratiquer cet examen indolore mais assez impressionnant, vous pourrez subir un test de dépistage prénatal de la trisomie 21 par simple prise de sang à réaliser entre la 10ème et la 13ème semaine puis entre la 14ème et la 16ème semaine. Attention, ce test permet simplement de déterminer si votre bébé a une probabilité faible ou élevée de naître avec cette anomalie chromosomique mais il ne permet pas de certifier qu'il sera ou non atteint. Si le test annonce une probabilité élevée,  si vous avez dépassé l'âge de 35 ans, si vos antécédents personnels ou familiaux attestent de l'existence de maladies génétiques, vous serez invitée à subir une amniocentèse. Il s'agit d'une procédure médicale invasive, réalisée sous contrôle échographique permanent. Elle est devenue un examen courant qui consiste à prélever du liquide amniotique avec une fine aiguille dirigée à travers la paroi abdominale jusqu'à l'utérus. L'examen de ce liquide permettra de déterminer avec certitude si l'enfant est atteint ou nom de trisomie 21. Les parents qui souhaiteront également connaître le sexe de leur enfant pourront lever les derniers doutes puisque l'amniocentèse fait état de l'analyse chromosomique. Bien que réalisée dans les meilleures conditions qui soient, cet examen comporte certains risques, même s'ils restent exceptionnels (inférieurs à 1 pour 10 000). Le principal danger est la  fausse-couche dans les 15 jours suivant l'intervention. Après l'examen, vous devrez rester allongée le plus possible et éviter tout effort. Pensez à vous reposer en oubliant vos tâches ménagères ou autres.

^